Les styles de bonsaï les plus fréquents

 

 

                                          Les styles étudiés

 De la  même manière que chaque homme possède sont individualité et sont caractère, chaque bonsaï a sont aspect propre et sa personnalité.Et comme chaque homme n' est jamais exactement semblable à un autre, même s'il lui ressemble, un bonsaï se différencie d'un autre, même s'il en est proche, par tant de points particuliers  que l'on peut même, parfois, identifier la main qu' il a créé.

Bien que les grands maîtres japonais nous aient souvent invités, nous occidentaux, à créer de nouvelles formes, en nous inspirant de la nature qui nous entoure, il est vrai qu'un arbre est toujours un arbre n' importe où dans le monde, et que dans les classes et les styles japonais entrent tous les aspects possibles qu' ils peuvent prendre. La connaissance des styles fait partie du bagage de base de chaque bonsaïste. Cela ne signifie évidemment pas qu'il doive le répéter toujours dans un rabâchage absurbe et infini, limitant sa propre créativité.

La division en classes a été établie sur la base de la hauteur et du nombre des arbres et des troncs se trouvant dans le pot. La hauteur est toujours mesurée selon la verticale, du bord du pot au sommet, quels que soit le style et le développement. Les style cascade et semi-cascade font cependant exception à cette règle, car on les mesure entre les points haut et bas.

Les styles sont tellement nombreux qu'il couvrent tous les développements possible de l'arbre dans le pot. En observant les styles japonais, on s'apperçoit que tous peuvent être inscrits dans un triangle ou une série de triangles. Dans la pratique, j'ai constaté que l'on pouvait réussir à donner à l'arbre une beauté indiscutable, uniquement en respectant cette figure géométrique. Les règles du bonsaï ( recherche de la forme triangulaire, nombre toujours impair , à l'exception de deux, des troncs ou des sujets en pot ) se rattachent étroitement à ce qu'avait soutenu les pythagoriens grecs au VIè siècle avant j.-c. : le triangle, comme figure sacrée, ainsi que les nombres impairs, s'identifient à la perfection.

Classification par hauteur :

shito                    jusqu'a 7,5 cm

mame                 de 7,5 à 15 cm

kotate mochi      de 15 à 30 cm

chiu bonsai         de 30 à 60 cm

dai bonsai           de 60 cm à 1 m et plus

Classification par nombre d'arbres

soju                       2 arbres

sambon yose       3 arbres

gohon yose          5 arbres

nanahon yose      7 arbres

kyuhon yose         9 arbres

yose-ue                 plus de 9 arbres

Classification par nombre de troncs

tankan                    1 tronc

sokan                     2 troncs

sankan                   3 troncs

gokan                     5 troncs

nanakan                 7 troncs

kuykan                    9 troncs et plus

 

 

Bunjigi ou lettré
 

On trouvera pour cette forme d'autres noms plus ou moins utilisés : Bunjin; Literati et encore l'érudit. C'est un style plutôt libre sans forme vraiment définie mais attention, cela ne signifie pas que ce soit une forme facile. Il représente l'équilibre de la vie dans une grande simplicité, légèreté et fragilité. Généralement ce sont des résineux car ils supportent mieux avoir une faible masse foliaire.


 

  

   Le nébari : bien qu'il ne suive pas obligatoirement les règles de l’art, il doit donner l’impression que l’arbre est solidement planté.
   Le tronc : il est unique ou multiple avec un profile fin et long, environ 10 x le diamètre de sa base. Il peut être sinueux, plié ou courbé. Le plus souvent il donnera une impression de déséquilibre. Son inclinaison est libre mais si l’arbre est orienté vers l’arrière, la cime revient vers l’avant.
   Disposition des branches : pour la première, l'orientation est libre mais toujours élevée. Sur un penché, on peut trouver une branche tombante, verticale, appelée Ochi-éda. On peut avoir une branche basse dite d’accompagnement qui en général est utilisée pour rompre une partie droite du tronc. Pour les autres branches, il n'y a pas de règle dans leur disposition. Elles ont une ramification en nuage ou en plateau. La masse foliaire est élevée et très contrastée. Elle met en valeur les mouvements du tronc.  Les espaces vides sont plus importants que les masses foliaires.
   La cime : elle est libre et peut même être penchée vers le sol.
   Le pot : il est rond, plat et sombre. Le niveau du sol est plat ou légèrement surélevé.

 

Chokkan ou droit formel
 

C'est un arbre dont le tronc est rigoureusement droit. Il grandit verticalement dans les champs ouverts, de façon très espacée pour que les branches poussent de tous les côtés.


 

 

   Le nébari : est toujours bien réparti en étoile
   Le tronc : rigoureusement droit et vertical avec une conicité régulière. La hauteur de l'arbre : égale à 6 fois le diamètre de sa base.
   Disposition des branches : les 3 premières branches sont réparties sur les 360°. La première située sur un coté et située au 1/4 de la hauteur de l'arbre. La seconde branche sera en général derrière afin de laisser le tronc visible. Elle donnera aussi l'effet de profonfeur. Les branches doivent avoir au moins 3 niveaux de ramification.
   La cime : trois types : arrondie, pointue ou morte.
   Le pot : rond pour un arbre sans face avant évidente, carré pour un arbre vieux ou sauvage ou encore rectangulaire avec l = 2/3 (L).

 

 

Fukinagashi ou battu par les vents
 

C'est une variante du style penché que l'on rencontre en plein champ, à la campagne, au bord de la mer ou encore sur des parties escarpées. Les branches suggèrent la position dans laquelle les vents dominant les ont positionnées. Sa forme est travaillée, accidentée, signe du travail du temps et de vieillissement.


 
 

   Le nébari : il n'est jamais étoilé. Il possède une racine tirante du côté de l'angle ouvert, côté du vent.
   Le tronc : est unique, droit ou un peu penché pouvant former un angle compris entre 0 et 15°. Si il y a présence d'un shari, il sera généralement exposé au vent.
   Disposition des branches : les branches sont en général du même côté et réparties de manière à ce qu'elles voient toutes de la lumière. Elle ne doivent pas s'étendre trop avant d'être "battues par les vents". Elles présentent des courbes et des plateaux effilés sans cassures. Le volume est donné par des branches avants courtes et des branches arrières plus longues. Les branches cassées sont transformées en jin.
   La hauteur de l'arbre : égale à 6 - 8 fois le diamètre de sa base.
   La cime : il n'y en a pas obligatoirement.
   Le pot : ovale ou rectangulaire avec un bord plan.

   Autre : Pour cette forme, on choisira de préférence des conifères, genévrier ou épicéa. On réalisera plus facilement des branches fines et fluides. (Pins, mélèzes, genevriers à aiguilles).

 

Han kengai ou semi-cascade
 

Il représente souvent un arbre qui pousse sur le haut d'une falaise en se développant au dessus du vide. Sa forme est travaillée, accidentée.


  

 

   Le nébari : il n'est jamais étoilé. Il possède une racine tirante du côté de l'angle ouvert.
   Le tronc : est unique et jamais vertical. Il forme un angle avec le sol, compris entre 45 et 0°, (Horizontal). Lorsque l'arbre présente un ou des jin, ils sont toujours orientés sur le dessus de l'arbre.
   Disposition des branches : on retrouve la distribution des branches principales à 120°. Pour donner de la profondeur, les branches arrières seront plus longues que les branches avants.
   Le feuillage : les branches secondaires partent sur les côtés. Les plateaux sont horizontaux. Les espaces vides sont très importants. Ils mettent en valeur les formes du tronc et des charpentières.
   La hauteur de l'arbre : comprise entre 6 et 10 fois le diamètre de sa base.
   La cime : il n'y en a pas obligatoirement.
   Le pot : carré, rectangulaire ou rond et profond. Pour le pot rond, l'arbre est planté au centre. Pour le pot carré, l'arbre est planté sur le côté et le tronc disposé dans un des angles du pot. Dans tous les cas, l'arbre est présenté de profil.

 

Hôki-dachi ou balai

 


 

 

   Le nébari : racines fines bien réparties en étoile.
   Le tronc : droit, fin et élégant à l'aplomb du collet. La conicité est faible et régulière.
   Disposition des branches : l'origine des branches primaires se trouve au sommet du tronc et sont réparties tout au tour de celui-ci. Les premières branches sont souvent à l'horizontal.
   Le feuillage : la masse  est symétrique et comporte des espaces vides et dégradés.
   La hauteur de l'arbre : égale à 6 fois le diamètre de sa base.
   La cime : ronde. Contrairement aux autres Bonsaï, ils ne sont jamais incliné du côté de leur face avant.
   Le pot : rond avec l'arbre parfaitement centré ou ovale avec l'arbre placé en dehors des axes du pot. Le niveau du sol est souvent plat.

Nota : Ci-dessus, la description correspond à la forme classique. Il existe au moins deux variantes décrites dans bonsaï création de mars / avril 2002. Il est précisé que pour la version formelle, les branches sont réparties sur la partie haute du tronc et que la distance entre branches va en diminuant jusqu'à la cime. Une autre variante existe et ne possède pas de règle particulière pour la disposition des branches. Elle est appelée forme forêt..

 

Ikadabuku ou carapace de tortue
 

A l'origine, c'est un arbre tombé, peu à peu recouvert par la terre.

 

  Les racines : elles doivent s'installer à chaque nouveau tronc et former un pain racinaire.
   Le tronc de base : le tronc d'origine est unique voire double. Il est cylindrique et trapu. Il doit être animé d'un mouvement mais il reste collé au sol.
   Les jeunes troncs : les branches principales donnent naissance à de nouveaux troncs qui seront plus rapprochés vers la base du tronc. Ils sont alignés verticalement sans jamais se croiser. Ils sont perpendiculaires à l'observateur. Les plus grands seront placés devant afin de créer un perspective ou profondeur.
   Les branches : elles seront plus grosses avec une masse foliaire plus dense en vue rapprochée. Inversement pour la vue éloignée.
   La cime : elles peuvent être reliées, confondues.
   Le pot : plateau fin de couleur foncée de préférence.

 

Moyogi ou droit informel
 

C'est une des formes les plus rencontrées en Bonsaï. C'est la forme d'arbre la plus fréquente dans la nature.


 

 

   Le nébari : bien réparti en étoile.
   Le tronc : avec une conicité régulière, il comporte ou non des courbes plus ou moins marquées et avec un angle par rapport à la verticalité, pouvant aller jusqu'à 10°. Le tronc ne part jamais vers le spectateur.
   Les premières branches : bien réparties sur les 360°. La première est située sur un coté et au 1/3 de la hauteur de l'arbre, elle accentue souvent le mouvement du tronc. Elles sont dirigées vers le haut chez les feuillus et à l'horizontal ou vers le bas pour les conifères.
   Le feuillage : les masses ne sont pas symétriques. Elles sont disposées par plateaux avec des espaces importants surtout au bas de l'arbre.
   La hauteur de l'arbre : égale à 6 fois le diamètre de sa base.
   La cime : trois types, arrondie, pointue ou morte. Elle se trouve à l'aplomb du collet voir légèrement penchée vers l'avant.
   Le pot : rond pour un arbre sans face avant, carré pour un arbre vieux ou sauvage ou  encore rectangulaire avec l = 2/3 (L). Le niveau du sol est souvent plat.

 

Shakan ou penché
 

Il représente un arbre qui penche d'un côté. L'arbre a grandi sur le versant de la montagne ou au bord de l'eau. L'arbre penché est un arbre en mouvement.


 

 

   Le nébari : l'arbre possède une racine tirante du côté de l'angle ouvert et des racines en compression à l'opposé.
   Le tronc : puissant au pied avec une conicité très forte, il peut être tordu et changer de sens. Il fait un angle compris entre 10 et 45° par rapport au sol.
   La première branche : est toujours côté compression et toujours la plus longue. (Du côté de l'eau). elle démarre au 2/3 de la hauteur de l'arbre.
   Le feuillage : les branches de l'arbre se relèvent du côté ou il penche et s'incline du côté opposé. Si le tronc est droit, on aura des plateaux bien droits. Si le tronc est sinueux ou courbé les branches et les plateaux seront aussi courbés.
   La hauteur de l'arbre : égale à 6 fois le diamètre de sa base.
   La cime : est dirigée vers l'observateur. elle peut accentuer, stopper ou inverser le mouvement de l'arbre.
   Le pot : carré ou rectangulaire pour ces arbres vieux, tourmentés ou structurés. Le pot est souvent profond et sa couleur est celle des feuilles ou des fruits de l'arbre.

 

Kengai ou cascade
 

On le rencontre poussant contre une falaise et vivant dans des conditions difficiles.

 

  

   Le nébari : il est rarement étoilé et possède souvent une racine tirante du côté de l'angle ouvert.
   Le tronc : 2 cas possibles.

    A – Il est vertical, très court au dessus du collet. La cascade sera formée par la première branche (Ichi no eda).
    B – Il est long (10 fois le diamètre maxi) et contorsionné, il forme la cascade. La première branche sera située à la verticale du collet ou à l’horizontal à la même hauteur que le collet.

   Structure des charpentières : Lorsque le tronc est tourmenté, elles seront courtes et horizontales. Les paliers seront plus marqués sur les conifères que sur les feuillus.
   La masse foliaire : Elle sera légère avec de nombreux espaces vides.
  La cime : il n'y en a pas obligatoirement.
  Le pot : carré ou rond mais profond. L’arbre est planté au centre et ni le tronc ni la cascade ne touche le pot. Dans tous les cas, l'arbre est présenté de profil.
   Equilibre : Règle à ne pas perdre de vue. Si la hauteur du pot vaut 1, la hauteur de l’arbre au dessus de celui-ci vaudra 1 également et la cascade descendra de 1/3 au dessous du pot. Chaque point, cime, axe du collet et extrémité de la cascade passeront par l’axe du pot.

 

 

 

 

 

 

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